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PROBLEMATIQUE ET OBJECTIFS DU COLLOQUE

Près de 60 % des étudiants suivent un premier cycle dans l’enseignement supérieur. Les universités qui accueillent près des deux tiers des étudiants du supérieur y occupent une part prépondérante puisque, parmi les étudiants qu’elles  accueillent, trois étudiants sur cinq sont  dans leurs premiers cycles universitaires dits « de niveau licence ».


Chaque année, les universités intègrent une part importante des nouveaux bacheliers mais elles ne sont pas les seules. A côté des licences générales, des licences professionnelles et des DUT (Diplômes Universitaires de Technologie), formations universitaires, existent les BTS (Brevets de Techniciens Supérieurs), les CPGE (Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles), de même que les formations relevant de ministères autres que celui de l’enseignement supérieur (santé, culture, sports, industrie, affaires sociales…). L’ensemble de ces formations constitue ce que l’on peut appeler « un système au niveau L » et cette  pluralité d’acteurs et l'attirance exercée par le niveau L doit interpeller l’université.
L’université est la seule institution de l’enseignement supérieur à assumer la mission de service public d’accueillir tous les publics. Ceux-ci se caractérisent notamment par leur diversité d’origine (nationalité), de catégorie socioprofessionnelle, d’âge, (public jeune n’ayant jamais quitté le système éducatif, public adulte -dit en reprise d’études-…). De niveaux hétérogènes, issus de divers systèmes éducatifs ou formés dans les milieux professionnels ou tout simplement par une expérience sociale, ce sont tous ces publics que l’université a la mission de former, pour faciliter leur intégration et leur évolution dans la société.

Actuellement trop de jeunes sortent du système éducatif sans diplôme et trop d’étudiants sont en situation d’échec au cours du cycle licence.
La loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école (2005) a fixé comme objectif que 50 % d’une classe d’âge devra être diplômée de l’enseignement supérieur. Cette cible, fixée à l’origine à 2015, a été ramenée à 2012 par le ministère de l’enseignement supérieur car, incluant tous les diplômes de niveau bac + 2, elle est quasiment atteinte.
Plus récemment, le Conseil Européen, dans le cadre de l’élaboration de la nouvelle stratégie européenne pour l’emploi et la croissance de juin 2010, a proposé de porter à 40 % au moins la proportion de personnes âgées de 30 à 34 ans ayant obtenu un diplôme de l’enseignement supérieur ou atteint un niveau d’études équivalent. Cet objectif, contrairement au précédent, prend en compte la formation tout au long de la vie.

Si l’on veut atteindre cet objectif, il est important d’ouvrir l’accès de tous à l’université, de favoriser les poursuites d’études, notamment  des bacheliers, tout en diminuant le nombre de sortants sans diplôme.

Une comparaison entre la France et les autres nations développées montre que le premier cycle universitaire qui  fait référence à l’étranger n’est pas considéré en France comme le lieu susceptible d’accueillir les meilleurs étudiants et d’irriguer l’enseignement supérieur. Doit-on accepter que l’université soit fragilisée par son niveau L alors qu’il est le socle  de l’ensemble de l’appareil de formation et de recherche de l’enseignement supérieur ?

S’intéresser à la question de la licence est donc un enjeu tant pour la société que pour l’université.

La Conférence des Présidents d’Université organise chaque année un colloque débouchant sur des propositions qui ont le  souci de faire évoluer le service public universitaire. C’est dans cet esprit et avec l’idée que des ruptures importantes sont nécessaires pour permettre à l’université de remplir sa mission que, cette année, le niveau licence est abordé.

Faire de la licence l’objet central du colloque CPU 2011 est un acte politique majeur.

Cet intérêt n’est pas nouveau !!!

Déjà, lors du colloque de Lyon, en 2005, les présidents d’université soulignaient la spécificité du dispositif  français de formation supérieure et s’interrogeaient sur la manière dont l’université, consciente de ses responsabilités, pouvait relever les nouveaux défis d’élévation générale du niveau de qualification. L’ambition affichée était de faire de l’université française le pilote des formations « post-bac »  et l’acteur principal de la formation des cadres. Par ailleurs, considérant la question de l’insertion professionnelle des diplômés universitaires, la CPU proposait de travailler sur l’employabilité des diplômés de licence.
En 2007, à Metz, la CPU proposait de « faire du cycle licence, à l’encadrement renforcé, le vecteur premier de la réussite à l’université ». Il s’en suivait plusieurs propositions d’actions que l’on a ensuite retrouvées dans le « plan réussite en licence », dans les recommandations émises par le comité de suivi de la licence et dans plusieurs rapports  «parcours différenciés, orientation active, accueil et accompagnement personnalisé, contrat individuel de réussite, amélioration des conditions de vie des étudiants… ».  Plus généralement, la CPU préconisait de faire de la licence le diplôme de référence d’un post bac réorganisé assurant une réelle égalité des chances. Elle proposait également de placer les CPGE au sein du système universitaire et plus généralement de rendre plus cohérent à partir des universités le système d’enseignement supérieur au niveau licence.
Aujourd’hui, après trois ans de « plan réussite en licence », le rapport Sarrazin sur les BTS, l’évolution des CPGE pour s’inscrire dans le système ECTS, les interrogations spécifiques des IUT et, plus récemment encore les propositions de la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche sur « la nouvelle licence », il est indispensable d’avoir une approche globale du « niveau Licence »  en pensant lisibilité, cohérence, finalités, innovation, réussite.

C’est pourquoi, la CPU invite à cette réflexion tous les acteurs concernés : autres institutions de l’enseignement supérieur, organisations représentatives des personnels des universités et les acteurs des milieux socio-économiques et collectivités territoriales, nécessairement concernés par ce thème.

En cette période où les échéances électorales se rapprochent et où les différents courants politiques élaborent leurs projets, les propositions qui seront élaborées au cours de ce colloque devront servir à alimenter les débats,  l’enseignement supérieur étant un enjeu primordial et reconnu par tous.

Partant de ces constats et du rappel de ces missions, le colloque se propose de répondre à plusieurs questions considérées comme essentielles : quelles doivent être les finalités du cursus licence ?  quelle organisation préconise-t-on pour répondre aux besoins de lisibilité, de
diversification,  de passerelles et d’employabilité tout en conciliant accueil de tous et réussite ? Comment gère-t-on les parcours amont et les différents types d’entrées, ce qui pose la question de l’orientation et de la transition secondaire/supérieur ? Quelle évolution pédagogique ?

Tous ces thèmes seront abordés au regard des questionnements, situations et pratiques en usage dans des pays d’Europe et hors Europe et avec le souci d’amélioration continue de la qualité du système de formation.

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